Affichage des articles dont le libellé est New-York. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est New-York. Afficher tous les articles

My Blueberry Nights






Sorti en 2007 et réalisé par Wong Kar-Wai, My Blueberry Nights est un long poème. Fait comme une succession de tableaux, le film raconte le périple d'Elizabeth (Norah Jones) à travers les Etats-Unis, de petit boulot en petit boulot, de rencontre en rencontre. Mais au-delà de ce périple, est cet autre fil conducteur : il s'agit de toutes ces relations que les personnages tissent entre eux dans les instants difficiles. My Blueberry Nights dit le besoin de parler, et d'être écouté. C'est une ôde à cet(te) inconnu(e) qui nous écoute, de l'autre côté du comptoir.


Si Wong Kar-Wai abuse un peu des ralentis (ou bien est-ce mon ordinateur qui rame ?!), les gros plans, moins nombreux, sont beaucoup plus savoureux. Enfin, au moins, on n'a pas de mal à reconnaître la patte du réalisateur de In the Mood for Love (2000). Et si on hésitait, la bande originale nous le confirme - on pourra effectivement entendre une reprise d'un des thèmes principaux de la bande-son de ce fameux film.

Enfin, Norah Jones illumine l'écran, c'est sûr. Pas mal pour un premier film, on lui souhaite de continuer dans cette voie ( et dans cette voix aussi ;) ).

Holy Rollers






Présenté l'an dernier au Festival de Deauville, Kevin Asch  a remporté le prix de la révélation Cartier pour ce premier long.

Justin Bartha et Jesse Eisenberg


New-York, années 1990, musique hip-hop, quartier juif, Holy Rollers (ou Jewish Connection) dresse le portrait de Sam Gold, 20 ans, issu d'une famille de juifs orthodoxes, et pris dans un trafic d'ecstasy dans lequel il joue le rôle de passeur, depuis l'Europe jusqu'aux Etats-Unis. Le jeune homme se laisse vite attraper par le goût du luxe et de l'argent facile, s'éloignant peu à peu de sa famille et des préceptes de sa religion... 

C'est Jesse Eisenberg - que l'on a beaucoup vu ces derniers temps, notamment dans Zombieland et the Social Network- qui interprète le personnage de Sam, aux côtés de Ari Graynor -aperçue dans le très ennuyeux Nick and Norah's Infinite Playlist (Peter Sollett, 2008)- . Celle-ci interprète la femme du "patron", dont notre ami est évidemment tombé amoureux .

Pour un premier film, c'est plutôt une réussite. Kevin Asch parvient à capter notre attention du début jusqu'à la fin. Il faut dire que le réalisateur connaît plutôt bien son sujet, étant lui-même juif et new-yorkais d'origine. Pour ce qui est du trafic de drogues, ça, c'est autre chose,  mais il s'agit en tout cas d'une histoire inspirée de faits réels, et d'autant plus intéressante qu'elle touche donc une branche très traditionaliste du judaïsme.