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Un petit mot sur "Young adult"







Young adult, réalisé par Jason Reitman (l'auteur de Thank you for smoking et de Juno) est une très bonne surprise.
Charlize Theron incarne ici une jeune femme solitaire un peu paumée, de retour dans sa ville natale pour reconquérir son premier amour, désormais marié et jeune papa. Le comportement carrément désagréable du personnage cache en fait un mal-être profond qui finit par nous toucher, indéniablement, et Charlize Theron nous montre encore une fois qu'elle est une grande actrice qui sait s'approprier ses personnages pour les (faire) vivre pleinement...

Un petit mot sur "Camille redouble"



Camille redouble, c'est l'histoire d'une quadra au fond du trou - actrice nanar, alcoolique et divorcée - miraculeusement propulsée un soir de réveillon au temps de son adolescence. La voilà donc de nouveau à vivre l'année de sa terminale, auprès de ses amies, de ses parents et de son futur ex-mari.

Réalisé par Noémie Lvovsky qui interprète elle-même le rôle titre, ce film est une réussite. Drôle, touchant, profond, Noémie Lvovsky nous livre ici une comédie dramatique très émouvante. Tirant d'ailleurs plus souvent sur le drame que sur la comédie, Camille redouble est un véritable hymne à l'amour, qui met en scène des personnages d'une grande tendresse. "Promettez-moi de ne jamais mourir", c'est la déclaration d'amour de Camille à ses parents, le jour de ses seize ans bis. Les parents de Camille, incarnés par Michel Vuillermoz et Yolande Moreau, qu'on sent très aimants, malgré leur difficulté à l'exprimer, sont du reste terriblement attachants.

Si le thème du retour dans le passé est assez classique, on ne se lasse pas pour autant du décor et de l'ambiance eighties, avec ses pulls à cols roulés, ses couleurs flashies et sa musique synthpop...
On note d'ailleurs une bande-son très sympa, à commencer par le morceau du générique de début signé Gaëtan Roussel, "Même tes chaussures vont plus vite que toi"

BUS PALLADIUM : Un Péril Jeune à la sauce Rock'n'Roll


Après moult tentatives, je me suis finalement décidée à voir en entier ce film de Christopher Thompson (fils de Danièle Thompson - les chiens ne font pas des chats - ). Effectivement, jusqu'ici, je n'avais jamais dépassé les dix premières minutes du film, mais j'ai fini par me laisser prendre par l'histoire et par ses personnages, pour passer, finalement, un assez bon moment. Pas un chef d'oeuvre, c'est sûr, mais Bus Palladium reste un divertissement convenable.



Bus Palladium, c'est donc l'histoire de cinq amis d'enfance qui tentent de monter un groupe de musique et qui y parviennent, mais ... pas longtemps. Car bien sûr, il y a toujours une fille dans le coin pour semer la zizanie (des clichés, des clichés !), et c'est toujours le chanteur (interprété ici par Arthur Dupont) élément clé du groupe, le plus drogué et le plus torturé ... à la Jim Morrison, en fait (encore des clichés !). 

La Bande Originale ne casse pas des briques, et c'est un peu dommage pour un film comme celui-ci mais, en tout cas, les acteurs sont convaincants. J'ai d'ailleurs retrouvé avec plaisir notre ami québécois Marc-André Grondin (vu dans le très chouette C.R.A.Z.Y de Jean-Marc Vallée ou encore dans Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon).



De Super 8 à In Bruges, de la déception au gros coup de coeur

Voici un petit résumé de ce que j'ai pu regarder depuis vendredi dernier ...

Bons Baisers de Bruges


Le fameux duo "attendrissant"
Vendredi après-midi, dans le train, en rentrant à Montpellier, je lance, pour passer le trajet, Bons Baisers de Bruges. Eh bien, j'ai été très très agréablement surprise. A voir ! Moi qui m'attendais à une comédie de bas-étage comme on sait bien les faire un peu partout (il faut reconnaître que le titre et l'affiche du film prêtent à confusion, non ?), je me suis finalement laissée prendre par cette comédie dramatique (pour ne pas dire ce drame, même si je dois admettre que le terme est un peu fort quand même) réalisée par Martin McDonagh. Colin Farrell en simplet dépressif est très touchant, et forme avec son coéquipier, Brendan Gleeson (Ken dans le film) un duo attendrissant. "Touchant", "attendrissant", oui, oui, j'avoue, j'ai versé ma petite larme. Et puis, il y a le monumental Ralph Fiennes qui ne gâte rien...

Super 8




Vendredi soir, sortie ciné. C'est parti pour Super 8. Très motivée à l'idée de découvrir ce film dont on parle depuis des semaines (et même qu'on pensait au début qu'il était réalisé par Steven Spielberg alors qu'en fait il n'en est que l'un des producteurs, mais c'est tellement fait pour nous induire en erreur...Bref !), j'ai été déçue par le "monstre", par l'histoire -léééégèèèrement dénuée d'originalité - bref, par quasiment tout, vous me direz, eh bien non, parce qu'il faut tout de même reconnaître que l'ambiance du film est exceptionnelle, tout comme les décors et les costumes de la fin des années 70. Et puis, aussi, il y a les gamins, qui jouent vraiment bien et sont mimis comme tout. (Je deviens gâteuse, déjà, à mon âge). Bon, plus sérieusement, je crois que ce film n'est pas à voir à partir de dix ans mais seulement quand on a dix ans. Il faudra demander à nos cadets s'ils ont aimé.


La Planète des Singes : les Origines


Tom Felton  (alias Drago Malfoy) en méchant garçon, pour changer
Dimanche après-midi, re-sortie ciné. C'est parti pour La Planète des Singes, les origines (Rupert Wyatt) Ne vous inquiétez pas, les critiques ne vont pas decrescendo. Celui-ci m'a beaucoup plus plu (plupluplu) que le précédent. Bravo à Andy Serkis qui incarne très bien le singe surdoué. Notre homme maîtrise désormais très certainement à la perfection le motion capture. Le film est très réaliste, et on se laisse prendre au jeu, même si l'on sent un peu de relâche sur les séquences où les singes affluent par dizaines ; car si l'on arrive à se demander plusieurs fois si César n'est pas finalement un vrai singe (avec des yeux d'humains, cela va de soi), on a plus de mal à y croire quand nos "amis" les primates remplissent quasiment tout l'écran. On a effectivement parfois l'impression que le type aux effets spéciaux a juste appuyé sur la touche "multiplier", mais bon...

Les Egarés




Lundi soir : Les Egarés (André Téchiné, 2002). Un film français bof comme on en a de temps en temps (souvent ?). Emmanuelle Béart est sans surprise. Gaspard Ulliel vraiment trop jeunôt. Et le personnage qu'il incarne est terriblement agaçant. De plus, le fils de Béart dans le film est censé avoir treize ans mais ne fait que débiter des phrases d'adulte. Et ça aussi, c'est agaçant. Bon, finalement, plutôt décevant.



Away we go




Tout-à-l'heure : Away we go, de Sam Mendes. Le film raconte le road-trip d'un jeune couple qui s'apprête à avoir un enfant. A la recherche d'eux-mêmes, de la famille qu'ils sont sur le point de fonder, Burt et Verona ne cessent de se poser des questions. Mais ils s'aiment, c'est déjà ça. A la fois grave, drôle et poétique, Away we go est un film qui fait du bien. Vraiment. 
Burt & Verona, sacrés plus beau couple 2009



Holy Rollers






Présenté l'an dernier au Festival de Deauville, Kevin Asch  a remporté le prix de la révélation Cartier pour ce premier long.

Justin Bartha et Jesse Eisenberg


New-York, années 1990, musique hip-hop, quartier juif, Holy Rollers (ou Jewish Connection) dresse le portrait de Sam Gold, 20 ans, issu d'une famille de juifs orthodoxes, et pris dans un trafic d'ecstasy dans lequel il joue le rôle de passeur, depuis l'Europe jusqu'aux Etats-Unis. Le jeune homme se laisse vite attraper par le goût du luxe et de l'argent facile, s'éloignant peu à peu de sa famille et des préceptes de sa religion... 

C'est Jesse Eisenberg - que l'on a beaucoup vu ces derniers temps, notamment dans Zombieland et the Social Network- qui interprète le personnage de Sam, aux côtés de Ari Graynor -aperçue dans le très ennuyeux Nick and Norah's Infinite Playlist (Peter Sollett, 2008)- . Celle-ci interprète la femme du "patron", dont notre ami est évidemment tombé amoureux .

Pour un premier film, c'est plutôt une réussite. Kevin Asch parvient à capter notre attention du début jusqu'à la fin. Il faut dire que le réalisateur connaît plutôt bien son sujet, étant lui-même juif et new-yorkais d'origine. Pour ce qui est du trafic de drogues, ça, c'est autre chose,  mais il s'agit en tout cas d'une histoire inspirée de faits réels, et d'autant plus intéressante qu'elle touche donc une branche très traditionaliste du judaïsme.